UFP · Diagnóstico e Planeamento · C2

Pacientes especiais, cancro oral & dor orofacial

Fiche de révision structurée à partir du cours. Trois entrées : le cours synthétisé, les définitions essentielles, et un module d'entraînement (QCM, flashcards, questions à développement).

1 — Patients spéciaux

Un patient « spécial » est tout patient dont une condition médicale, cognitive, comportementale ou physique modifie significativement la prise en charge dentaire usuelle.

Catégories à reconnaître

Rôle du médecin dentiste — 5 étapes

  1. Identifier le patient comme « spécial ».
  2. Demander la collaboration du responsable / aidant.
  3. Solliciter le médecin traitant chaque fois que nécessaire (avis médical écrit).
  4. Diagnostiquer, structurer et traiter l'ensemble des problèmes de santé orale.
  5. Traiter ou référer selon les compétences et les moyens disponibles.
Complexité du plan de traitement
Elle dépend de quatre paramètres : les besoins thérapeutiques, le niveau de collaboration, la capacité d'hygiène orale efficace et la disponibilité/soutien du responsable.

2 — Sédation et anesthésie

Cinq niveaux par escalade croissante : on commence toujours par le moins invasif.

NiveauMéthodeAvantagesLimites
1. Iatrosédation Non pharmacologique — hypnose, relaxation, thérapie comportementale. Basée sur la relation de confiance praticien/patient. Aucun médicament. Demande temps, formation, patient coopérant à un minimum.
2. N₂O + O₂ Mélange équimolaire inhalé (MEOPA). Efficace, réversible, début/fin rapides. Exige respiration nasale ; fuite si non coopération ; toxicité reproductive et tératogène possible.
3. Sédation orale Benzodiazépines per os. Efficace, économique, simple. Chez patients très agités, la dose thérapeutique se rapproche de la dose toxique — risque de perte de conscience / overdose.
4. Sédation IV Benzodiazépines, barbituriques, opiacés, propofol. Titration fine, profondeur contrôlable. Coût additionnel ; anesthésiste obligatoire pour la monitorisation.
5. Anesthésie générale Bloc opératoire. Permet traitements complexes, multiples, en une séance, chez patient non coopérant. Peser coût / bénéfice / morbidité.

3 — Séquençage du plan de traitement

Cinq facteurs structurent la chronologie des soins chez le patient spécial.

1. Disponibilité et transport

2. Nécessité d'anesthésie générale

3. Soutien du(des) responsable(s)

4. Collaboration du patient

5. Tolérance du patient

4 — Conditions spécifiques

Patients à problèmes cognitifs

Lésions cérébrales acquises

Sclérose en plaques

Coagulopathies graves

SIDA et HIV

5 — Cancer oral

Types histologiques

Facteurs de risque

Rôle du médecin dentiste — 3 axes

1. Éducation du patient

2. Histoire générale

3. Examen clinique

Stratégies de prévention

Barrière de protection Effets cumulatifs de l'exposition solaire. Protection en cas d'exposition prolongée. Éviter les heures de plus fort rayonnement. SPF minimum 15.
Sevrage tabagique Informer sur les effets du tabac. Encourager les stratégies de sevrage.
Habitudes saines Alimentation, exercice régulier (réduction du stress), espérance de vie de meilleure qualité.

Plan de traitement chez le patient atteint de cancer oral

6 — Dépendance (alcool, substances)

La dépendance pose des difficultés à accepter, recevoir ou achever un plan de traitement. Elle peut imposer de différer, limiter ou modifier la prise en charge.

Recueil de l'histoire

Examen extra-oral

Examen intra-oral

Implications thérapeutiques

A. Métabolisme des médicaments — imprévisible

B. Maladies infectieuses, endocardite, déficits nutritifs

C. Problèmes psychologiques

7 — Douleur orofaciale — perspective neurologique

Cours de C. Barbosa. Différenciation entre douleur nociceptive, neuropathique et nociplastique, puis classification structurée des douleurs neuropathiques orofaciales.

Définitions de référence

Définition anatomique. Douleur associée aux tissus mous ou durs de la tête, de la face ou du cou.

Définition physiologique. Douleur et dysfonction affectant la transmission motrice et sensorielle du système trigéminal.
TypeMécanismeExemples
NociceptiveActivation normale de nocicepteurs par lésion tissulaire.Carie, pulpite, douleur musculaire.
NeuropathiqueLésion ou dysfonction primaire du système nerveux (SNC ou SNP).Névralgie du trijumeau, herpès, post-traumatique.
NociplastiqueNocicepteurs périphériques activés par action centrale (IASP 2017). Peut être isolée ou associée.Fibromyalgie, certaines DTM.

Étiologie de la douleur neuropathique orofaciale

Mécanismes périphériques

Mécanismes centraux

Caractéristiques cliniques

Primaires — adjectifs de description

Secondaires — phénomènes sensitifs associés

Classification — arbre décisionnel

Première dichotomie
Douleur neuropathique continue (constante, avec fluctuations d'intensité) vs épisodique (périodes de rémission complète).

A. Douleurs épisodiques

A.1. Névralgies paroxystiques. Douleur soudaine, de forte intensité, type choc électrique, brûlure ou coup de poignard, sur le trajet du nerf atteint. Typiquement unilatérale. Déclenchée par des stimuli sensitifs mineurs sur l'aire d'innervation.

⚠ Drapeaux rouges — suspecter une lésion intracrânienne ou une maladie neurodégénérative
  • Douleur atypiquement prolongée, proche du continu, ou se transformant en brûlure entre les épisodes.
  • Douleur bilatérale.
  • Névralgie accompagnée d'hypoesthésie, paresthésie, dysesthésie ou anesthésie.
  • Névralgie accompagnée de perte de force musculaire ou paralysie.
  • Névralgie chez un patient jeune.

Diagnostic différentiel de la névralgie du trijumeau

AvecIndices différentiels
Douleur dentaire odontogène Le paroxysme peut être déclenché par contact ou stimulation dentaire.
  • Tests pulpaires de provocation : reproductibles et donnent la même réponse.
  • Une douleur névralgique provoquée laisse une période réfractaire pendant laquelle on ne peut plus la déclencher.
  • L'anesthésie dentaire peut induire en erreur.
Douleur des muscles masticateurs Le paroxysme peut être initié par des mouvements mandibulaires.
  • La douleur névralgique est bien localisée, et l'intensité est disproportionnée par rapport au mouvement.
  • La douleur musculaire est moins localisée, plus proportionnelle au mouvement.
  • La palpation musculaire bien réalisée permet l'identification.

A.2. Douleur neurovasculaire. Symptômes neurologiques associés à des altérations gastro-intestinales et psychologiques d'origine viscérale. Exemple : migraine.

B. Douleurs continues

Présence constante de la douleur, avec périodes de plus ou moins forte intensité. Douleur gênante, sourde ou aiguë avec sensation de brûlure. Provoquée ou aggravée par des stimuli sensoriels normaux. Absence de cause somatique identifiable.

B.1. Médiation périphérique.

B.2. Médiation centrale.

Traitement — selon l'étiologie

ÉtiologieApproche
TraumatismeThérapie manuelle de stimulation périphérique, stimulation électrique (controversé), traitement des séquelles : complexe B + anticonvulsivants.
DémyélinisationTraitement des séquelles (anticonvulsivants) + médicaments biologiques (blocage des processus pathologiques).
CompressionDécompression chirurgicale + traitement des séquelles.
InfectionAntiviral à hautes doses (~7 jours pour les viroses) + anticonvulsivants + thérapie physique.
Altération centraleAntidépresseurs, anticonvulsivants, dérivés cannabinoïdes.
Idées-clés à retenir
  • Le MD doit réaliser une histoire clinique détaillée sur la localisation, la caractérisation et les symptômes associés.
  • Le MD doit réaliser une histoire médicale détaillée pour exclure les problèmes systémiques et médications susceptibles de provoquer la douleur, plus l'examen clinique et les EAD nécessaires à l'exclusion des causes somatiques.
  • En cas de suspicion ou de traitement de douleur neuropathique orofaciale, le MD doit travailler en équipe multidisciplinaire (neurologue) ou orienter vers le médecin de famille pour suivi hospitalier.
Question 1 / —
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Question
Réponse

Questions probables au format développement / examen oral. Réfléchis d'abord, puis révèle la trame de réponse.

Fim · UFP 2025–2026